samedi 24 décembre 2011

DONATION MIRELLA BENTIVOGLIO ET FEMMES LETTRISTES














Légendes de haut en bas : Micheline Hachette, Poème cubiste, 1966 (cat.103), reproduit dans Poesia visiva - La Donazione di Mirella Bentivoglio al Mart, Museo d'Arte Moderna et Contemporanea di Rovereto (Italie), p.111.
Anne-Catherine Caron, Partie de roman à équarrir, 1978 (cat.30) ibid. Ces oeuvres sont actuellement en exposition au Mart de Rovereto jusqu'au 22 janvier 2012.


Il demeure encore assez rare que les artistes lettristes soient cités à part entière et présentés dans des anthologies, des expositions collectives ou des ouvrages retraçant l’histoire des tendances contemporaines, à l’exception probablement des différentes Biennales organisées à Paris au début des années 60 où les membres de cette école figuraient pleinement comme une tendance de l’art de l’époque, les mémorables Salons Comparaisons où Isou a notamment homologué un grand nombre de novations relatives à la méca-esthétique ou des manifestations organisées à la fin des années 80, en particulier sous l’impulsion de Roland Sabatier, sans parler des présentations collectives des galeries 1900 – 2000, Broomhead, Le Chanjour, Artcade, ou la Galerie de Paris dirigée par Éric Fabre qui, récemment, en 2010, a présenté une partie de sa collection au Musée Berardo de Lisbonne sous le titre de Algumas obras a ler coleccao Éric Fabre.

Ce mérite est également dévolu à Mirella Bentivoglio qui, depuis plus de quarante ans, lutte pour la reconnaissance des femmes dans les arts visuels et n’hésite pas à faire figurer plusieurs femmes lettristes à l’occasion des expositions qu’elle organise avec un acharnement rigoureux qui la caractérise si bien. Là où bien souvent les compagnons lettristes hommes sont oblitérés au bénéfice de gens connus et non point célèbres, destinés aux poubelles de l’histoire, comme se plaisait à l’affirmer Isou, Mirella Bentivoglio trouve le courage d’approfondir son terrain de prédilection. Ceci se concrétisera, en 1978, par l’invitation de Micheline Hachette, - la première personnalité féminine émergeant réellement dans le groupe avec une œuvre cohérente et constamment bâtie depuis son entrée en 1964 et jusqu’à sa brutale disparition en 1993 - dans le cadre de « Materializzazione del linguagio », figurant comme section autonome des artistes femmes du monde entier à la Biennale de Venise de cette même année.

C’est ainsi que dans l’article I Segni del femminile, Poesia visiva, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Rovereto (Italie) Silvana Editoriale, Milano, 2011 qu’elle signe dans le catalogue de l’exposition de La Donazione di Mirella Bentivoglio al Mart, cette artiste, collectionneuse et commissaire hors pair, très précisément en raison de sa qualité première de praticienne privilégiée relève, d’une part, l’antériorité de Micheline Hachette sur nombre de ses collègues masculins de la poésie visuelle et, d’autre part, insiste sur ses visées en mentionnant le fait que sa collection introduit les avant-gardes historiques (c’est-à-dire les femmes futuristes), mais également l’avant-garde contemporaine à travers les femmes du groupe lettriste.

À titre personnel, je suis reconnaissante à Mirella Bentivoglio d’avoir choisi de faire figurer une œuvre caractéristique de mon travail, dans la mesure où il s’agit de Partie de Roman à équarrir », de 1978, réalisée à partir d’épreuves de Roman à Equarrir, de la même année, fondateur de ma démarche dans l’école à laquelle j’ai adhéré dès 1972, notamment en raison de mon émerveillement relatif à la découverte des possibilités incommensurables d’écritures de véritables nouveaux romans à base hypergraphique, infinitésimale, supertemporelle ou, plus tard, excoordiste.

Je me souviens avec une allègre jubilation intellectuelle de la présence de Mirella Bentivoglio qui, en 1985, rayonnait au festival de Milano Poesia avec ses propres œuvres qui côtoyaient celles des stars des arts phonétiques de l’époque comme Vostel ou Julien Blain et surtout, Isou et ses camarades du groupe lettriste, comme Roland Sabatier ou moi-même, sans compter les cinéastes représentés dans le cadre d’un festival de films lettristes qui complétait avec bonheur cette manifestation marquante du milieu des années 80.

Lors du vernissage de la Donation Bentivoglio organisé au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Rovereto en novembre dernier, c’est mon amie Carlotta, directrice du Centre d’art de la Villa Cernigliaro qui s’est rendue à Rovereto pour rendre hommage à cette grande dame pour laquelle j’ai un respect infini et qui m’incite à lutter avec plus de vigueur encore pour les externités créatrices que sont les femmes.

Anne-Catherine Caron, Paris, décembre 2011






















Vernissage de l'exposition de la Donation Mirella Bentivoglio au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Rovereto en Italie, le 18 novembre 2011 en présence de l'artiste. Archives Carlotta Cernigiaro.

samedi 22 octobre 2011

ANNE-CATHERINE CARON ROMAN LETTRISTE DE LA VILLA CERNIGLIARO

INTERVIEW D'ANNE-CATHERINE CARON PAR GUILLAUME ROBIN DANS LA REVUESCISSION

http://www.artribune.com/dettaglio/?type=event&id=4718

vendredi 7 octobre 2011

A PROPOS DE MICHELINE HACHETTE ET DE CINEMA




Cette œuvre désormais mythique, réalisée par Micheline Hachette en 1970 et présentée pour la première fois dans le cadre du 1er Festival International d’Art Infinitésimal et Supertemporel, est reproduite et commentée par Kaloust Andalian dans Le Cinéma entre deux « A propos… », publié dans « L’Art Contemporain et la Côte d’Azur, un territoire pour l’expérimentation » 1951 – 2011 (Ed. Les presses du réel, 2001).
Entre deux pôles marqués par « A propos de Nice » de Jean Vigo, en 1930, et quarante ans plus tard, le « A propos de Nice » de Micheline Hachette, de 1970, l’auteur propose un panorama de l’avant-garde cinématographique en relation avec la célèbre ville de la Côte d’Azur.

(…) Quarante ans plus tard, Micheline Hachette, artiste pleinement inscrite dans le mouvement lettriste tente une expérience de film infinitésimal et supertemporel, intitulé « A propos de Nice » (1970) lors du 1er Festival International d’Art Infinitésimal et Supertemporel. Le projet : Ben et Annie Vautier offrent des brins de mimosas aux passants, invitant «ceux-ci à s’en servir comme supports pour constituer mentalement un film sur le thème de Nice». Micheline Hachette propose une version « imaginaire » du film de Jean Vigo, en suggérant notamment « les réminiscences des plans où l’on voit les Niçois offrir des fleurs à des passants ou encore des chiens les ramassant comme des bribes infimes et dérisoires du Carnaval de Nice » (A.C.Caron, in L’Anti-cinéma lettriste, Ed. Zero Gravità). Le cinéma infinitésimal inventé par Isidore Isou dépasse le monde de la représentation concrète pour un système de notation fondé sur des signes imaginaires. Le spectateur conceptualise lui-même mentalement «le film» à partir d’un thème, d’un objet, d’une phrase… " (Kaloust Andalian, pp. 248-261).

dimanche 22 mai 2011

LETTRISME, SOULÈVEMENT DE LA JEUNESSE ET EXTERNITE FEMININE" "LETTERISM, YOUTH UPRISING AND WOMEN EXTERNITY"


Kim West lors de sa présentation de l'intervention d'Anne-Catherine Caron au Modern Museet de Stockholm le 24 mai 2011.
CONFERENCE D'ANNE-CATHERINE CARON AU MODERNA MUSEET DE STOCKHOLM DANS LE CADRE DU COLLOQUE:
ALLA KUNGENS HÄSTAR : LETTRISMEN IDAG ?
STOCKHOLM 24 et 25 mai 2011


vendredi 25 mars 2011

ROLAND SABATIER : PLATON DISPERSE



Roland Sabatier
PLATON DISPERSE. 2011.
Chapitre 4

mercredi 27 octobre 2010

DU COTE DU LETTRISME ET DES FEMMES (A LA VILLA TAMARIS)

Au sol, Le Déjeuner sur l’herbe (Réinterprétation infinitésimale), 1978, de Micheline Hachette; au fond,

Dispersion de collection dans le cosmos, 2005, d'

Anne-Catherine Caron et, à gauche,

Le film de bouts de ficelle, 1989, de Roland Sabatier

"Dans un registre différent, principalement lié aux contraintes du cadre éditorial, limité à une page unique, dans lequel il s'inscrit, "Conte pour Virginie" de Micheline Hachette développe, en 1972, une narration dédiée à sa fille qui la conduit à adapter son écriture propre aux règles spécifiques de la prosodie. A sa proposition plastique originaire, de style "cubisant", organisée à l'intérieur de cases identiques, elle intercale, pour la première fois peut-être, des lexèmes français, comme pour détourner sa démarche vers l'enchantement de son récit imaginaire. (...)"

“(…) Dès son arrivée dans le Lettrisme en 1972, l’art de la prose sera le terrain de prédilection d’Anne-Catherine Caron. Son œuvre s’édifiera tout d’abord sur de simples feuillets épars, puis sur des tableaux au sein desquels figurait systématiquement la mention de roman. Leur trait commun consiste à réduire la totalité des signes de la communication à l’unité exclusive du carré, inlassablement répété et parfois entrecoupé des lettres A et Z. C’est toutefois en 1976/77 que l’auteure rassemblera les fondements constitutifs de cette approche romanesque avec "Roman à Équarrir", paru en 1978, un « roman barbare » qui campe une vision hermétisée et épurée des possibilités des multi-écritures. L’on peut y discerner une expression qui cherche constamment l’objet et le sujet de son écriture, et, tout en s’interrogeant sur les formes possibles de la fiction, s’essaie de manière presque obsessionnelle à définir et à cerner toutes les configurations possibles de son élément principal. Mais dans une stratification supplémentaire de sa démarche, l’écrivain introduit un jeu ludique l’incitant à agir sur la progression narrative, voire sur la composition traditionnelle, en désorganisant la mise en page, en brisant l’ordre des chapitres, notamment par une table des matières incongrue, discrépante et détachée de son contenu intrinsèque, pour constituer de nouveaux récits infinis qui nourriront la plupart de ses œuvres suivantes : de "Tu minaudes alors qu’il faut changer le monde" ou "le Roman mural (1992 -2002)", jusqu’à "Romanzo di una lettrista" (2006), en passant par ses "Romans excoordistes en bandes roulées" ou ses "Romans en pile", (2000-2010). Par ailleurs, "Roman à Équarrir" déborde de son champ hypergraphique premier pour s’élargir ci et là aux dimensions de l’art imaginaire et du cadre ouvert à la participation du public.”

(

Extraits de Narration et prose dans le Lettrisme, Anne-Catherine Caron in Lettrisme: vue sur quelques dépassements précis, Ed. Villa Tamaris – La Nerthe, La Seyne-sur-Mer, 2010).



A gauche, Rêve bleu, 1988 de Woodie Roehmer; à droite une partie du Pouvoir de l’inimagination, 2008, de Damien Dion.

"Je regarde souvent, sans jamais m’en lasser, "Rêve bleu" de cette artiste dont plus le temps passe plus je regrette la disparition et le mystère que chaque être conserve avec lui depuis ce moment inexorable. Il s’agit d’une grande toile disposée à l’horizontal. Woodie y mêle avec subtilité une narration à dominante mauve où elle intercalent des théories entières de frises de ses signes aux formes à empattement et corps variés, signifiant sa prose, et, en transparence et en arrière-plan des stylisations de formes humaines, féminines en apparence, des "Demoiselles d’Avignon" potentielles, données à voir et exhibées, comme de merveilleux signes hypergraphiques que jamais leurs formes figuratives ne pourront réduire à cette structure. C’est même tout le contraire. Ces formes en filigranes apparemment réalistes deviennent par excellence, des signes sublimes que le choix hypergraphique transmue en écriture absolu et d’Absolu. Ces introductions « osées », ces rappels esquissés, mais transfigurés, sont pour moi l’une des libertés qu’autorise l’hypergraphie, que j’admire chez cet auteur qui les distille savamment, comme dans "La Maternité retrouvée", mais aussi dans la plupart de ses œuvres photographiques dont elle puise l’inspiration dans son album personnel." Extrait de Murmure de femmes autour du Lettrisme, in Il Lettrismo al di là della femminilitudine, Anne-Catherine Caron, Ed. Zero Gravità, Sordevolo (Villa Cernigliaro), 2008.




A droite, Traité de rythmes dans l’hypergraphie, 1974, de Micheline Hachette, 1974; à gauche, Interdit de cracher sur la création, 2006, d'Anne-Catherine Caron.


A gauche, Histoire d’un bateau, 1981, de Virginie Caraven et, à droite, Quelques hypergraphies que j’aurais pu faire, 1971, de Roland Sabatier.

"Virginie Caraven est très certainement la plus jeune artiste de l’histoire du mouvement. Je l’ai connue alors qu’elle était encore une petite fille qui venait assister avec ses parents, Micheline Hachette et Roland Sabatier, aux réunions du groupe lettriste, le jeudi, au Café de Cluny. Je sais aujourd’hui qu’elle n’accompagnait pas seulement ses parents, mais qu’elle commençait son chemin dans le Lettrisme, comme cela s’est révélé plus tard par un attachement à ses valeurs et à travers ses réalisations plastiques situées dans les secteurs formels de l’hypergraphie et de l’excoordisme. Je me souviens, notamment de l’œuvre “Histoire d’un bateau”, élaborée en 1981 avec son père, qui formait une espèce hybride de juxtapositions paradoxales à la fois enfantine du Bateau ivre et du navire naufragé de l’hermétique “Jamais un coup de dé n’abolira le hasard”. (…)
"La vie d’une femme – ou d’un homme, d’ailleurs – dans un groupe d’avant-garde que les institutions délaissent en raison de sa profonde nature subversive a quelque chose d’ingrat. Mais cette vie est aussi éminemment formatrice pour le tri rigoureux qu’elle permet d’effectuer dans la vie quotidienne et intellectuelle. Virginie a su se détacher des faux mouvements parisiens pour nourrir une œuvre qui écrit une histoire de l’éclatement de l’écriture lui servant à traduire, comme dans un conte de fées, ses parcours de décentrages irrémédiables dont sa carte de géographie présentée sous le titre de Nature et culture et reproduite, en 1993, dans le catalogue de la Biennale de Venise, permet de se faire une idée." (...). Extrait de Murmure de femmes autour du Lettrisme, in Il Lettrismo al di là della femminilitudine,Anne-Catherine Caron, Ed. Zero Gravità, Sordevolo (Villa Cernigliaro), 2008.

dimanche 17 octobre 2010

QUATRE FEMMES LETTRISTES A LA VILLA TAMARIS



Micheline HACHETTE, Woodie ROEHMER, Anne-Catherine CARON et Virginie CARAVEN sont présentes dans l'exposition "Le Lettrisme: vue d'ensemble sur quelques dépassements précis", organisée à la Villa Tamaris Centre d'art de la Seyne-sur-Mer du 22 octobre au 28 novembre 2010 (Commissariat général: Roland Sabatier, Commissariat délégué: Robert Bonaccorsi)

PRINCIPES DE BASE
Le mouvement de libération des femmes, comme le parti de lutte du prolétariat, peut aboutir à une égali¬té des droits acquis, mais non à une élévation des pouvoirs, des capacités, qui dépassent l'acquis et qui permettent d'atteindre plus de savoir, d’intelligence, d'aptitude, et donc plus de récompenses, des richesses nouvelles, spirituelles et matérielles, c’est-à-dire plus de bonheur.
Le mouvement de libération des femmes, comme l'effort du prolétariat, doit déboucher sur la conquête, l'assimilation, du système de création, de multiplication, des biens, qui seul ouvre la dimension de la joie psychique et physique, l'évolution dans les terrains de la société d'abondance et de bonheur, la société paradisiaque.
Je trouve insuffisante et ridicule, la femme marxiste ou existentialiste, finalement statique, située à un échelon arriéré d'intelligence et d'expression concrète, matérielle.
Je suis partisan de la femme créatrice du type George Sand, Berthe Morisot, Marie Curie, Marie Laurencin, je suis partisan de la personnalité capable d'avancer avec les hommes créateurs, ou avec des producteurs ajustés aux novateurs, vers la société paradisiaque.
Les femmes ne doivent pas s'appuyer sur les imita¬teurs, les individus arriérés, qui feront d'elles des êtres inférieurs, plats, réduits à la médiocrité et au malheur; elles doivent s'appuyer sur les explorateurs de l'original devenu le meilleur, qu'elles peuvent muer en échelons, en tremplins, pour s'élever plus haut, et même pour entraîner leurs initiateurs à une course de relais conduisant vers la société de joie infinie.
Si on prend l'exemple des femmes que j’estime, Germaine de Staël, George Sand, Berthe Morisot, Marie Curie, Marie Laurencin, etc., à mon avis, elles sont devenues révélatrices du neuf non seulement parce qu’elles ont rencontré des hommes qui leur ont indiqué des secteurs inusités, dans les domaines de la Culture et de la vie, mais, ce qui me semble important, parce qu'elles ont rencontré des domaines et des secteurs inédits, qu'elles ont aimés passionnément, en passant par-dessus la conception biologique ou sociale partielle, la conception sexiste, pour s'éprendre des disciplines intrinsèques, de la littérature, de la peinture, de la physique, etc., et, naturellement, pour s'éprendre de l’invention et de la découverte authentiques, dans ces disciplines intrinsèques.
De même qu'en physique, les femmes ne pouvaient devenir créatrices qu'en assimilant le niveau de l’avant-garde de cette science, la classification atomique des éléments et la radioactivité (comme Marie Curie) ; de même qu'en littérature, les femmes ne pouvaient devenir créatrices qu'en assimilant le niveau d’avant-garde de cet art, le romantisme allemand (comme Germaine de Staël), le romantisme en général (comme Emily Brontë) ou le réalisme (comme George Sand) ; de même qu'en peinture, les femmes ne pouvaient devenir créatrices qu'en assimilant et en dépassant l’avant-garde impressionniste (comme Berthe Morisot), fauve et cubiste (comme Marie Laurencin) ; aujourd'hui, en art, les femmes ne peuvent devenir novatrices qu'en as¬similant et en avançant avec le lettrisme et l’hypergraphie, puis, au-delà, en assimilant et en avançant avec l'ensemble du système basé sur la méthode de multiplication originale, la vision inédite de la culture organique, le soulèvement de la jeunesse, la paradilogie, la société cosmique d'abondance et de bonheur.
Isidore Isou, 1989.
(Ce texte a été intégralement publié dans le catalogue de l'exposition "Il Lettrismo al di là della femminilitudine" (Zero Gravità, 2008), produite par Carlotta Cernigliaro à la Villa Cernigliaro, sous le titre général de "L'Apport du Lettrisme et du Juventisme au Mouvement de Libération des femmes", d'Isidore Isou).

Légende de l'illustration: Anne-Catherine Caron. "Dispersion de collection dans le cosmos", 2005. Acrylique sur toile et peinture glycéro sur linoléum. Dimensions variables. Installation in situ dans l’exposition "Collection lettriste : intime et ultime", à la Villa Cernigliaro de Sordevolo en 2007.