vendredi 17 mars 2017

CARON CINEMA ENTRE ROMAN ET ROMAN

Après le cycle Du Cinéma d'Anne-Catherine Caron organisé par Carlotta Cernigliaro auprès de sa Villa en mars 2016, nous présentons aujourd'hui la version infinitésimale exceptionnelle de « Marjorie Cruelle » à « Roman à Equarrir » (oeuvre filmique policière de Anne-Catherine Caron) proposée au Salon du livre de Turin du 14 au 18 mai 2009 (Salone internazionale del libro di Torino) une partition cinématographique infinitésimale libre à partir du roman policier de Richard Caron des Editions Fleuve Noir, entouré d’une jaquette portant le titre de l’œuvre, accompagné en dernière de couverture d’un texte explicatif. Format : 17,5 x 11 cm.
"En 1978, je faisais figurer à la page 122 de la table des matières de “Roman à Equarrir”, 1978, Ed. Anakota, Paris, le titre énigmatique de “Marjorie Cruelle” correspondant à la page 20 de mon roman intitulée “L’HypEgrApHie eSt Une iDéE nEuVe En EuroPe”. S’il s’agissait pour moi de mentionner le titre de l’un des romans policiers écrits par mon père, c’était aussi une manière personnelle de décomposer le livre traditionnel en attribuant des noms fantaisistes, discordants, discrépants à un index que je souhaitais lui aussi déconstruire.
Si j’avais choisi ce titre, c’est qu’à l’image de la “Belle roumaine” ou bien, encore, des « Nymphes de Carélie » d’Isidore Isou, ces titres de littérature populaire sans enluminures me faisaient irrésistiblement songer à des intrigues sombres ou à des soleils interdits à mon esprit.
Les dénominations de « Marjorie Cruelle », drôles et ridicules à la fois et de mon « Roman à Equarrir », directement inspiré des thèses développées par le Lettrisme dans l’art romanesque ont servi à la présente divagation filmique policière qui invite les spectateurs à imaginer les trames les plus noires et les plus érotiques du cinéma virtuel et inconcevable." Anne-Catherine Caron, Paris, mai 2009.
FB acc




vendredi 17 février 2017

MICHELINE HACHETTE

FB « J’ai toujours eu le sentiment que l’œuvre lettriste de Micheline Hachette avait un sens, et même du sens. C’est certainement parce que, plus particulièrement dans le domaine des arts visuels où elle s’est exprimée dès le tout début de 1964, elle a su réaliser et distribuer dans le temps, plusieurs œuvres « phares » explicites, qui appartiennent de plain-pied à la culture lettriste contemporaine, au point de parvenir même à la symboliser. Je veux parler de Méca-esthétique pour la construction d’une demeure (1968) qui figure aujourd’hui dans les Collections du Paul Getty Musuem. Sous le titre général de  Demeure et Maison, ce projet architectural édifie sa convulsive beauté au travers d’une paire de bottes en caoutchouc recouverte d’inscriptions blanches, devenue, à la vue du temps présent et par son aspect extérieur, un étrange reflet de nombre de réalisations de bâtisseurs et designers du pompiérisme urbain actuel. Mais je veux aussi parler de L’œuvre supertemporelle sado-masochiste (1976) et du Déjeuner sur l’herbe (1978). Il faut y ajouter d’autres ponctuations, à mon sens remarquables, notamment sa Suite pharaonique (1982), composée d’un ensemble de 28 pièces où les déclinaisons pseudo-hiéroglyphiques sont l’objet d’une migration fracassante au sein de la multi-écriture.
Si les inclinaisons personnelles marquent les œuvres réalisées par les uns et les autres, il faut, me semble-t-il, se garder de les transformer en des clés de lecture totalisante. Pourtant, dans des stratifications qui vont de la simple thématique à la mise en scène de choix esthétiques, celles-ci travaillent avec la conduite des contributions individuelles. Pour Micheline Hachette, la psychanalyse et l’égyptologie appartenaient à ses penchants principaux. En 1992, à la Biennale de Venise, elle exposait l’une de ses trois œuvre excoordiste sur tissu où ses signes de prédilection n’apparaissent plus qu’au travers des perforations opérées dans le support. Cette réalisation n’est pas sans rappeler une belle pièce antérieure, choisie dans la même matière, pour illustrer ses combinaisons d’Hypergraphie, cette fois-là splendidement mises à nu et étendues sur un drapé de très grandes dimensions.
Chaque membre du groupe lettriste s’identifie à l’univers des signes qu’il a peu à peu tissé. Dans le domaine de l’hypergraphie, si je pense à Micheline Hachette, je vois se déployer un travail distingué, marqué par des enchaînements stylistiques continûment réfléchis et sans faille. Si ses premiers tableaux proposent initialement différents signes marqués par un géométrisme accentué à l’allure cubiste, cette artiste développera rapidement des lettres déformées de l’alphabet latin, imbriquées les unes dans les autres, qui deviendront caractéristiques de son style, comme on le perçoit dans Lettre à Guatimozin, présentée à la Galerie Stadler en 1964. Par la suite, cette organisation qui intégrera progressivement des caractères notionnels va s’intensifier dans des carrés systématiquement juxtaposés, recouvrant entièrement l’espace donné à voir. Nombre de ses œuvres seront publiées dans des revues (Ur, Psi, Ether) et feront l’objet de multiples expositions. Elle fut notamment invitée à participer à Materializzazione del linguaggio, en 1978, à la Biennale de Venise.
Micheline Hachette a mené parallèlement ses recherches dans les arts plastiques et sonores. Dans ce dernier registre, elle est l’auteur d’une cinquantaine de poèmes lettristes, infinitésimaux et supertemporels. Il me semble juste de restituer ici une partie de l’article que Roland Combet lui consacra dans la revue Bérénice (n°4, 1981 – 1982): « A propos de son oeuvre, Intervalle, de 1966, Jean-Paul Curtay écrira, avec justesse, me semble-t-il, mais non sans lyrisme, dans La Poésie Lettriste (Ed. Seghers, 1974), que Micheline Hachette aborde les phonèmes avec le détachement du chirurgien qui voit les plaies, mais ne sent pas la douleur. Ainsi, ses expressions sont-elles plus destinées à la vision qu'à l'audition. Des signes diacritiques destructifs parsèment le jeu typographique, qui intime aux lettres des poses surprenantes par leur sécheresse. Les lettries publiées dans le recueil Lettries Acides, de 1969, poursuivent ces explorations en les développant plus avant, toujours dans un ciselant extrême, vers une concentration et un hermétisme exagérés dans lesquels les particules lettriques non conceptuelles s'éparpillent — s'éclatent — dans une multiplication — débauche — typographique, en se mêlant, dans un arrangement général précieux, à des lettres hypergraphiques plastiques, indicibles. Lettries Acides parachève une composition de 1967, intitulée sans ambiguïté Poème Cubiste, où cette artiste nous offre l'image d'un cube, constitué de lignes monolettriques superposées, que l'on peut situer, dans le contexte complet de ses accomplissements, comme une tentative de mise en relief sonore de la géométrie du cube ou une distorsion projective de la ciselure (J.-P. Curtay, La Poésie Lettriste). Sigisbée, de 1968, qui, en reprenant les organisations typographiques et les lettres plastiques de multi-écritures, déjà explorées dans les morceaux précédents, s'ouvrent à une originalité, nouvelle pour cet auteur, fondée, en illustration du thème des troubadours et des trouvères, sur des formes fixes de la poésie du Moyen-Age. En 1970, toujours dans l'exception du prétexte thématique, mais cette fois dans l'art esthapéïriste des virtualités innombrables de la versification, Micheline Hachette composera un Poème infinitésimal amplique qu'elle présentera d'ailleurs elle-même au public, le 4 juin 1970, dans le cadre du Premier Festival International d'art infinitésimal et supertemporel. Mais les fondements primaires de Micheline Hachette ne cessent de s'approfondir et de gagner dans le ciselant — domaine où elle excelle — une complexité qui lui permettra de s'épanouir pleinement. En 1976, elle publie dans La poésie et la musique lettristes, aphonistes et infinitésimales (La Novation, n°5/6, 1976) Six poèmes infinitésimaux (dont les titres particuliers à chacun: Usine,Tri spontané, Alternance simple, Symbolisation, Les Nombres ou Etiquettes, témoignent de l'intérêt que cette artiste porte aux mathématiques modernes) fondés sur des ensembles dans lesquels des formes visuelles élémentaires: les carrés, les cercles, les rectangles et autres trapèzes, données pour des valeurs poétiques ou musicales imaginaires, sont sélectionnées, dénombrées ou mises en relation avec des cardinaux ou des composants étrangers, hétéroclites, qui suggèrent autant d'associations ou de cadences, également impossibles de ces éléments. »
En dehors de son œuvre plastique et poétique, Micheline Hachette a également  proposé plusieurs réalisations virtuelles telles que  Le petit livre d’or de l’Externité, une danse infinitésimale amplique, ou Propos hypocrites, mais aussi plusieurs films: en 1970, Aimer un être, (des petits cœurs roses destinés à être attachés à la boutonnières des spectateurs), A propos de Nice (réalisé en compagnie d’Annie et de Ben Vautier dans le cadre du 1er Festival International d’Art Infinitésimal et Sup.); en 1978, Frissons créateurs au fil du Nil (le déroulement de deux bobines de fil parmi les spectateurs en les invitant à faire des jeux de mots sur fil) et L’année dernière à Abou Simbel (qui consistait en un dépôt de sable sur l’écran). C’est la même année qu’elle composera sa Suite infinitésimale sur six réflexions esthétiques louches, représentant la version infinitésimale possible d’un film policier.
Si diverses actions mémorables du groupe lettriste, notamment à l'occasion du récital du Théâtre de l'Odéon, en janvier 1964, et de la représentation des œuvres chorégraphiques d'Isou et de Sabatier sur la scène de l'Ambigu en 1965, me restituent la personne de Micheline Hachette, son souvenir, je dirai charnel, se perpétue aussi à travers la photographie de 1964 où elle apparaît avec tant de grâce dans la célèbre Robe à lire de son compagnon. » ExtraitLe Lettrisme Au-delà de la Féminitude, Murmure de femmes autour du Lettrisme,  Anne-Catherine Caron in Il Lettrismo al di là della femminilitudine, introduit par l’Apport du Lettrisme et du juventisme au Mouvement de libération des femmes, d’Isidore Isou. Ed Zero Gravità, 2008.

samedi 10 décembre 2016

SOULÈVEMENT DE LA JEUNESSE

L'économie politique est la science des biens et des richesses ou des efforts et des récompenses et de leur organisation sociale.
Dans Traité d'économie nucléaire (Tome 1 : Le soulèvement de la jeunesse), publié en 1949, Isidore Isou exposait l'idée selon laquelle la discipline de l'économie politique n'avait étudié jusqu'à lui que le marché ou les rapports d'échange des agents actifs, ou des individus qui occupent une fonction acquise dans le circuit des biens et des richesses.
La conception de l'économie nucléaire expliquée dans cet ouvrage, puis développée dans les volumes suivants, dévoile qu'autour de ce marché se trouve une zone immense, contenant des millions d'individus extérieurs aux places et aux métiers donnés, soit pour ne pas pouvoir accéder à ces places, soit pour les refuser dans l'espoir d'arriver à des emplois supérieurs.
Cette zone embrasse d'abord les externes, représentés par les jeunes, masse esclave de leurs parents et dont les énergies sont dilapidées dans les bagnes scolaires ou dans l'économie familiale, par les surexploités hiérarchiques condamnés à effectuer des efforts gratuits, pour évoluer à l'intérieur du marché interne, puis par les agents actifs mécontents de leur sort ou exploités.
La force externe représente le seul facteur dynamique de l'histoire qui s'est manifesté, depuis le début de l'humanité, par la créativité pure, c'est-à-dire la multiplication de richesses, par les inventions culturelles ou techniques, ou par la créativité détournée traduite, avec les guerres et les révolutions, par une destruction des richesses.
 Par rapport à la conception libéraliste ou atomistique de l'économie qui considérait que l'étude de l'agent en soi, libre, pouvait éclaircir tous les problèmes de ce domaine ; par rapport à la conception marxiste ou moléculaire de l'économie, qui pensait de la masse des agents pouvait résoudre des problèmes sociaux, le système de l'économie nucléaire, dévoile le champ immense des particules électroniques, des non-agents, qui seul, permet de formuler l'intégralité des phénomènes statiques et dynamiques de l'humanité.
La part nuisible de l'histoire, la créativité détournée des guerres et des révolutions, surgira dans les collectivités tant qu'on n'introduira pas l'ensemble des réformes exigé par le système défini sous le nom de protégisme juventiste, à savoir : la réduction des années d'école, pour éliminer les barrages constitués par les agents en place ; le crédit de lancement, pour la création de nouvelles entreprises ; la planification nucléaire ou intégrale prenant en compte les souhaits de tous les mouvements d'agents, de jeunes et de créateurs ; et la rotation aux postes de responsabilité de l'administration apte à conduire à une dépolitisation progressive.
En éliminant les destructions et le parasitisme réactionnaire, les réformes préconisées par le protégisme juventiste favorisent les manifestations de la créativité pure capable, seule, de constituer la société paradisiaque pourvue d'une richesse et d'un bonheur infinis, sans cesse multiplicateurs. Extrait du Site LE LETTRISME - LES THÉORIES DU LETTRISME http://www.lelettrisme.org/conomie-politique


vendredi 25 novembre 2016

L'ANTI-CINEMA LETTRISTE

"Le cinéma performatif, l'anti-cinéma lettriste", conférence d’Érik Bullot le 29 novembre 2016 à 18h, au Cinéma Dynamo (centre d’art contemporain, Genève) 
PANORAMIQUE SUR LE CINEMA DE ROLAND SABATIER

de Anne-Catherine Caron
 
En relation avec le travail entrepris par Erik Bullot autour de l’anti-cinéma lettriste et des œuvres de Roland Sabatier, ainsi qu’avec une conférence que ce théoricien et artiste consacre à ces formes esthétiques le 29 novembre 2016 au Centre d’Art Contemporain de Genève, nous reproduisons ci-dessous un extrait de Panoramique sur quelques œuvres de l’anti-cinéma lettriste, d’Anne-Catherine Caron, publié en 2009, dans le catalogue de la manifestation L’Anti-cinéma lettriste 1952-2009 organisée à la Villa Cernigliaro de Sordevolo et dont Roland Sabatier, lui-même, et l’auteur de ce texte étaient les commissaires.
(…) « Les Preuves, de 1966, nous replonge dans l’au-delà de l’immobilisme, précisément dans la l’intra-mobilité de l’art infinitésimal. Ce cinéma imaginaire se présentifie ici par le biais d’une boîte de film fermée à partir de laquelle l’amateur comprend qu’il est seul à pouvoir concevoir tous les composants de la réalisation. Le paradoxe de cette œuvre qui n’existe pas tient au fait qu’elle est censée, au seul énoncé de son titre, nous donner la preuve de son existence. La pellicule, sans doute placée à l’intérieur, étant vouée à ne jamais être dévoilée. En tant que telle, elle est l’un des points extrêmes de l’aboutissement du cinéma et le comble de la beauté absolue auquel cet art pouvait accéder. Ce cinéaste du vide dit aussi qu’il chérit les idées simples, limpides et explicites, sans ambages, qui n’accumulent pas trop de concepts différents. Ici, il parvient au chef-d’œuvre sans fatiguer le spectateur. Sans référence avec le sous-titre de la dernière partie du Traité de Bave, auquel il fait penser, le titre donné à ce film a été dicté à l’auteur par le « désir de montrer ce qui demeure lorsque, justement, il n’existe plus rien. » Cette preuve est celle, encore tangible, d’une irréalité qui se réalise uniquement dans les méandres du cerveau des spectateurs. En possession du collectionneur Éric Fabre, l’original de cette œuvre n’ayant pu être présenté, nous avons fait figurer à sa place une réplique que l’auteur a réalisée en 2005 qui restitue à l’identique toutes les caractéristiques de la version initiale. De même, à des dates différentes, le réalisateur a conçu diverses versions originales de Les Preuves, notamment en chinois, en russe, en allemand, en italien, et une version espagnole qui figure dans la collection du MacBa de Barcelone. " (...) 

Légende :  Roland Sabatier, "Le Film (n') plus (qu') un souvenir, 1975, Installation à Garage Cosmos, Bruxelles, 2015.
https://www.facebook.com/Anne-Catherine-Caron-362762160736360/?ref=ts&fref=ts

mardi 26 juillet 2016

NOUVELLE PUBLICATIONS PSI



ANNE-CATHERINE CARON
CHRONIQUES ITALIENNES DU LETTRISME
Film sonore en langue italienne et images discrépantes (2014). Publications Psi, 2016. Format 15,5 x 21 cm, 27 pages (en feuilles), sous couverture rempliée. Edition originale à 20 exemplaires numérotés et signés par l’auteur, comportant tous une photographie originale également signée.
Fiche technique du film : Film sonore en langue italienne et images discrépantes. Première séance publique le 6 mars 2014, au Circolo dei Lettori de Turin dans le cadre de la rencontre « Les Avant-gardes et le Lettrisme entre Turin et la France », organisée par l’auteur en collaboration de l’Alliance Française de Turin et la participation de Carlotta Cernigliaro, Sandro Ricaldone et Frédéric Bouilleux.
Ce film est composé d’une bande sonore énonçant la chronologie commentée des manifestations, expositions et initiatives du groupe lettriste en Italie depuis 1945 à nos jours et d’une bande visuelle constituée d’images indifférentes ou significatives choisies par l’auteur en relation avec ses activités dans le Lettrisme ou plus généralement au sein de cette école.
Durée 40’. Son en langue italienne interprété par l’auteur. Distribution Lecointre Drouet - 9 Rue de Tournon - 75006 Paris - Tél : 00 33 (0) 1 43 26 02 92 - Courriel : info@lecointredrouet.com. (à partir de septembre 2016)

samedi 13 février 2016

DU CINEMA LETTRISTE D'ANNE-CATHERINE CARON A LA VILLA CERNIGLIARO

Villa Cernigliaro, Sala dei Poeti
Via Clemente Vercellone, 4 - Sordevolo - BI (Italie) 

15 - FÉVRIER / 10 - 11 MARS 2016
APPARITION D’UNE DISPARITION
Film infinitésimal d'Anne-Catherine Caron (2007) constitué d'une unique photographie issue du récital d'Isidore Isou à Milano-Poesia, en juin 1985, à la Rotonda della Besana sur laquelle la réalisatrice énonce des extraits de “La Créatique ou la Novatique” en invitant les cinéphiles à imaginer l'apparition de la disparition du créateur du Lettrisme dans le Cosmos et pour l’Eternité. Psi Production. 2’27’’. Présenté dans la manifestation « 25 ans de Ligh Cone », Paris, 2007. 
« Debout au centre de l’immense scène, il commença à improviser ses critiques à l’égard de la poésie incriminée tout en défaisant, très lentement, sa cravate, puis, les uns après les autres, tous ses vêtements. A l’exception de son slip, Isou est alors apparu entièrement nu ». Anne-Catherine Caron, Extraits de “Murmures de femmes autour du Lettrisme, Le Lettrisme au-delà de la Féminitude”, Ed. Zero gravità, 2008.


FILM ROSE D’ACC
DANS « DÉBATS SUR LE CINÉMA D'ISOU »
“Film rose”, 2009. Film Supertemporel et infinitésimal (durée variable). Ce film a été réalisé à la suite de l’interprétation, en compagnie de Roland Sabatier du film supertemporel d’Isidore Isou “Débats sur le cinéma”, (1960) le 24 octobre 2009, dans le cadre de “L’Anti-cinéma lettriste” 1952 - 2009, à la Villa Cernigliaro (Vidéo Productions Psi). Il se poursuit dans deux nouvelles séances, durant lesquelles l’animateur lit un texte tout en distribuant des bouts de papier en forme de carré rose, invitant les spectateurs à y inscrire un mot.
« Ora, vi racconterò qualcosa di appassionante... Amo il cinema e il quadrato, Isou non ha voluto distruggere le arti come qualcuno lo dice, (...). In questo film porto delle sequenze per fare un film rosa in cui le donne avranno un ruolo centrale ma non secondario come al solito e non sessuale, ma universale.
Scrivete su questi quadrati tutto quello che pensate sul cinema in generale e sui film dell’anti-cinema presenti qui. Tutte le vostre scritte e dichiarazioni serviranno per costruire delle sequenze immaginarie che avranno luogo a Napoli, a Palermo, a Milano, a Torino, Sordevolo se volete, a Parigi, a Miami e dove volete ancora. Fate una pianta oltre l’Italia, ad esempio della Turchia e del Groenland, o ancora dell’Islanda. (...).
Adesso abbiamo i piani immaginari, ma nel cinema c’è anche il montaggio. Un film rosa si deve di avere un montaggio rosa. Ora potete vedere il film intero. »

Sur réservation

samedi 27 juin 2015

SABATIER / CARON A LA VILLA CERNIGLIARO